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Les conseils zéro déchet d'Emy, alias @madamebocal

Par Céline de Almeida

Consommer moins pour vivre mieux. Une évidence pour certains, mais un casse-tête pour d’autres. Entre vrac, cosmétiques bio et recettes maison, découvrez le parcours et les astuces de celles et ceux qui ont su passer le cap sans se mettre la pression. Sur son compte Instagram, Emy, 37 ans, graphiste et blogueuse green depuis mai 2016 partage ses recettes fétiches et ses astuces anti-gaspillage. Ses essentiels pour concilier plaisir et zéro déchets ? S’équiper en bocaux, tupperwears et pochons pour l'achat en vrac, si possible en brocante et DIYn et miser sur le batchcooking pour optimiser ses courses.

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un portrait dessiné de la logeuse zéro déchet Madame Bocal, et deux de ses plats fétiches.
Qui es-tu  ?


Emy, 37 ans, mariée, maman de 3 enfants, graphiste salariée depuis 11 ans et blogueuse green depuis mai 2016 ! 

Peux-tu nous raconter ton parcours, ce qui t’as amené à changer ton mode de vie pour passer au zéro déchet et au minimalisme, et ce que tu fais aujourd’hui ? 


Depuis toujours, ma mère achète des produits bio, va au marché, écume les brocantes, utilise des produits naturels pour se soigner. Du coup, j'avais déjà la base. Mais qui dit bio ne veut pas dire écolo. Lorsque j'ai eu ma première fille, utiliser des couches et cotons lavables, faire les petits pots maison, acheter des habits d'occasion, emprunter à mes proches était une évidence. Fin 2015, je suis tombée sur un article Facebook qui parlait du zéro déchet.

Dans la foulée, j'ai commandé le livre de Béa Johnson. Ça a été un déclic, une évidence. J'ai décidé de changer radicalement mon mode de vie. Bien sûr, j'ai dû faire des compromis avec mon mari, j'ai écouté ses besoins et lâché  prise sur certaines choses. Actuellement, on a trouvé un équilibre. De nombreux écogestes sont mis en place dans la maison, d'autres vont arriver, mais je ne me mets plus la pression comme avant.

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des bocaux en vrac dans des tiroirs de cuisine

Quels ont été tes premiers geste ZD et comment as-tu évolué par la suite ?


Après la lecture du livre, une tornade s'est abattue sur notre appartement. J'ai changé beaucoup de choses en même temps : refus du jetable et objets publicitaires gratuits, installation d'un lombricomposteur, passage aux cotons lavables, produits ménagers sains, tri du contenu de ma cuisine, passage au vrac, privilégier le réutilisable au jetable, etc.

J'ai commencé essentiellement par la cuisine. Je me suis équipée en bocaux, tupperwears et pochons pour l'achat en vrac. On allait déjà au marché tous les samedis. Du coup, ça n'était pas un grand changement pour nous, on y a "juste" emmené nos bocaux et expliqué aux commerçants notre démarche. En revanche, j'ai préféré finir nos stocks de nourriture avant d'acheter des produits en vrac. Dans le même temps, j'ai supprimé les ustensiles en plastique de ma cuisine pour les remplace par des ustensiles en matériaux durables.

J'ai profité de Noël pour demander à mes proches des cadeaux zéro déchet. En parallèle, la partie salle de bain a suivi naturellement :  gel douche et shampoing liquides en vrac, pain de savon, démaquillant fait maison, dentifrice bio, brosse à dents en bambou... Et puis, au bout de 2 ans j'ai appris à relativiser et déculpabiliser. Finalement ce n'est pas important si un emballage va à la poubelle de temps en temps, le plus important c'est de tenir dans la durée. À côté, on continue nos gros efforts : acheter d'occasion, ne pas prendre l'avion depuis 5 ans, moins consommer...

Qu’est-ce qui a été le plus difficile pour toi et au contraire, qu’est-ce qui a été le plus facile ?


Honnêtement, je n'ai senti aucune difficulté particulière. J'avais juste 2 blocages qui se sont résolus dans le temps : les mouchoirs lavables et l'oriculi. Passer au vrac a été facile pour moi. En revanche, il a fallu passer le cap au marché. Je déteste me confronter au regard des autres. Expliquer ma démarche à un nouveau commerçant est une épreuve pour moi. Mais je le faisais sans me poser de questions. L'avantage c'est que la fois d'après on se souvient de moi, pas besoin de réexpliquer !

Le point difficile chez nous c'était la différence de ryhtme dans notre couple. J'étais à fond pour réduire nos déchets. Monsieur, lui, était ok avec l'idée mais n'y pensait pas. Je ne comprenais pas comment c'était possible puisque c'est très important pour l'avenir de nos enfants. Cela a engendré des tensions pendant 2 ans mais depuis, je le laisse aller à son rythme : je lâche du leste, je relativise.

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un bidon de lessive dans un massif de fleurs

Quels seraient tes conseils/astuces pour passer au ZD ?


Dans mon entourage, on me dit souvent que le zéro déchet est contraignant, chronophage et trop cher. Pourtant, il y a de nombreux gestes avant l'achat en vrac et le bio comme réduire sa consommation d'énergie, installer un récupérateur d'eau, acheter d'occasion, acheter moins, réparer, emprunter peut sembler plus abordable... Il faut commencer par ce qui nous parle et aller à son rythme. Certains vont tout changer d'un coup, comme moi, d'autres aller pas à pas, et d'autres encore aller à fond puis revenir en arrière pour repartir.

Chaque démarche est respectable. Le plus important est de ne pas culpabiliser si on ne fait pas les choses parfaitement. Il vaut mieux des millions de personnes qui font de leur mieux qu'une cinquantaine de personnes parfaite. Il faut aussi essayer de pas en vouloir aux autres s'il ne s'y mettent pas aussi, de trouver des compromis en couple et de prendre du recul avec les catastrophes climatiques qui nous mettent le moral à zéro.

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des masques et une couche lavable cousus main

Quels sont tes autres engagements/convictions écologiques ?


Je fais tout ça au quotidien pour mes enfants et tous les enfants de la planète. C'est mon moteur et c'est ce qui me remotive en cas de coup de mou. L'avenir, c'est eux. Ils changent leurs habitudes avec facilité, sans a priori et s'émerveillent de tout. Je suis active dans l'école de mes enfants. J'essaye d'apporter ma vision écolo aux actions menées au sein de l'association des parents d'élèves. J'ai également apporté mon aide à l'équipe enseignante pour que l'école devienne plus éco-responsable.

Quels seraient tes conseils pour consommer moins, mais mieux ?


Commencer par regarder ce que l'on a déjà chez soi et fabriquer soi-même si c'est possible. On répare si possible avant d'acheter. Certaines marques proposent des pièces gratuites pour réparer à vie, comme les cartables Tann's. Si quelque chose est cassé, parfois il suffit de n'en racheter qu'une partie, comme un couvercle de tuperwear, des pots de yaourts pour yaourtières ou un outil de robot mixeur. Ensuite, on peut louer, emprunter, partager, réparer, échanger. J'emprunte souvent des choses à mes parents, mon frère ou des parents de copains d'école des enfants. Enfin, si on a vraiment besoin d'un nouveau matériel, on regarde d'abord du côté de l'occasion. Et si on a les moyens, on achète moins mais des marques responsables. Si ce n'est pas possible financièrement, on essaye de choisir des matières durables et des marques pas trop cracra.

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des produits ménager zéro déchet sur un sol en bois

Quels sont tes objectifs pour demain ?


Je souhaite continuer mon action auprès des enfants et aider les couples à vivre une transition écologique sereine. J'essaye également de développer des projets à côté de mon travail pour évoluer vers un métier plus en accord avec mon mode de vie actuel. Mais avec une vie de famille bien remplie et un bébé, j'avance doucement. Enfin, du point de vue personnel, nous envisageons passer nos comptes épargne dans une banque éthique, de souscrire un abonnement chez un fournisseur d'électricité verte et d'installer un récupérateur d'eau.