COP21. Pompe à chaleur : des économies à la clé

Par Pascale Komlos

Réduisez de 30 % votre facture énergétique. Tout ce qu'il faut savoir sur les PAC et les aides auxquelles vous pouvez prétendre lors de travaux de rénovation.

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Les Pac air/air jouent aussi la carte du design comme ce modèle qui a obtenu le Prix international de design Red Dot 2014. Production de chauffage l’hiver et de rafraîchissement l’été. Classe énergétique A+++, performance la plus élevée du marché. Equipée du dispositif wifi pour permettre un contrôle de l’unité à distance. 2130 € HT hors pose pour l’ensemble en blanc (groupe extérieur + unité intérieure). Unité murale Emura de Daikin.

Réduire sa facture énergétique

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Cette nouvelle gamme de pompes à chaleur utilise l’énergie de la terre en la prélevant grâce à des capteurs, pour produire de la chaleur et de l’eau chaude. COP élevé de 4,5 (0° C) à 5,6 (+ 10° C) pour le chauffage et jusqu’à 2,7 pour la production d’eau chaude sanitaire. Température maximale jusqu’à 65° C (pour s'adapter à tous types d'émetteurs). A partir de 6800 euros HT et non posé. PAC géothermique GSHP © de De Dietrich.

Chauffer sa maison reste le poste le plus cher sur votre facture énergétique et représente 67 % de vos dépenses**. L’une des solutions pour la faire baisser de façon conséquente ? Installer une PAC dont le principal avantage est de puiser les calories dites ‘gratuites’ contenues dans l’air extérieur pour les restituer ensuite sous forme de chaleur. « En fonction du type de PAC choisi, la part de l’énergie gratuite est plus ou moins importante allant jusqu’à 70 % pour les plus performantes pour seulement 30 % produit par l’électricité », souligne Damien Hasbroucq, directeur général adjoint de l’association Promotelec.

**source www.voseconomiesdenergie.fr

Les différents types de pompes à chaleur

Pompe à chaleur air eau Vitocal 300

Adaptée à la rénovation, cette pompe à chaleur air/eau assure chauffage et la production d’eau chaude sanitaire et bénéficie d’une régulation intégrée pour fonctionner en fonction de la température extérieure. Température de départ jusqu’à 65 ° C. Puissance de 7,2 à 8 kW. COP : 5. Régulation intégrée pour fonctionner en fonction de la température extérieure. PAC Vitocal 300-A, à partir de 14 900 € HT hors pose. Viessmann.
  • Avec une PAC air/air qui remplace idéalement des radiateurs électriques, la chaleur est diffusée sous forme de soufflage d’air chaud. La plupart du temps (PAC mono split), elle se compose d’une unité extérieure placée dehors qui récupère les calories et les transfère via une unité intérieure, qui peut être une console en partie basse de la pièce, une unité murale en partie haute ou enfin, une unité placée dans un faux plafond. Même si le coût des PAC a fortement baissé ces dernières années, il faut encore compter entre 2500 et 5000 euros HT à l’achat pour une PAC air/air. Il faut ensuite rajouter le prix de la pose qui est très variable et dépend également des difficultés d’installation.
  • Avec une PAC air / eau, le mode de diffusion de la chaleur dans le logement est l’eau qui passe par un réseau de chauffage hydraulique. Ce type de PAC particulièrement performant est préconisé lorsque vous avez déjà une chaudière couplée à une technologie qui utilise l’eau (radiateurs à eau, plancher chauffant…) car elle sera installée sur le réseau existant et les travaux seront réduits. L’unité extérieure placée dans le jardin sur la terrasse ou en façade, capte les calories de l’air extérieur et les transmet au module hydraulique qui diffuse ensuite la chaleur dans le plancher chauffant, les radiateurs basse température ou la console de chauffage. Pratique : certaines PAC disposent d’un ballon intégré pour couvrir avec un seul équipement vos besoins d’eau chaude sanitaire. Le prix de ces PAC air/eau est plus élevé que celui des PAC air/air et oscille entre 3500 et 8000 euros HT.
  • La pompe à chaleur sol /eau puise dans les calories du sol extérieur (géothermie) et restitue la chaleur dans le logement via un réseau de chauffage hydraulique. C’est la plus performante car les calories provenant du sol, sont plus chaudes que celles présentes dans l’air extérieur mais aussi la plus contraignante en termes de travaux. Les calories vont être récupérées à l’aide de capteurs dans le sol du jardin ou dans l’eau (nappe phréatique) avant d’être transmises à votre circuit de chauffage central.

Comment choisir sa pompe à chaleur ?

  • Faites un état des lieux : si vous ne disposez pas d’un réseau hydraulique, optez plutôt pour une PAC air/air ce qui minimisera les travaux.
  • Fiez-vous aux normes NF PAC ou Ecolabel pour les PAC air/eau ou Eurovent pour les PAC air/air qui vous garantissent qualité et performances.
  • Prenez en compte le COP de la PAC : plus ce coefficient est élevé, plus la PAC sera performante. Une ‘bonne’ PAC affichera un COP d’au moins 3, 4 signifiant qu’elle va produire 3,4 kW de chaleur en utilisant 1 kW d’électricité.
  • En fonction de la taille de l’habitat, il convient d’adapter la puissance de la PAC : un professionnel vous aidera à bien la dimensionner.

Quelles aides pour l'installation d'une PAC (Pompe à chaleur) ?

Pour favoriser la rénovation énergétique, le gouvernement a mis en place plusieurs aides dont vous pouvez bénéficier lorsque vous équipez votre maison d’une PAC air/eau ou sol/eau. Attention : la PAC air/air n’ouvre pas au crédit d’impôt.

  • Le CITE, Crédit d’Impôts pour la Transition Energétique vous ouvre un crédit d’impôts de 30 % à condition que vous installiez la PAC dans votre habitation principale et que cette dernière ait plus de deux ans d’existence. La Pac doit aussi afficher un COP égal ou supérieur à 3,4 pour une température extérieure de 7 degrés ainsi qu’une sortie d’eau de 35 degrés. Enfin, elle devra être installée par un professionnel Reconnu Garant Environnement (RGE). Dans ce cas-là, vous bénéficierez également de la TVA à 5,5 % sur l’achat et la pose de ces produits (contre 20 % si vous la posez vous-même).
  • L’éco prêt à taux zéro : vous pouvez également y prétendre dans la limite d’un plafond de 30 000 euros et sans conditions de ressources si vous équipez une résidence principale construite avant 1990 dont vous êtes le propriétaire ou le locataire.
  • Les aides de l’Anah, Agence Nationale de l’Habitat. Ces aides (obtenues sous conditions de ressources) sont destinées aux personnes à revenus modestes ou très modestes et peuvent représenter jusqu’à 50% du montant des travaux dans un plafond de 10 000 euros.
  • Il existe également des aides régionales : renseignez-vous auprès de votre région ou contactez les points d’infos NRJ (Ademe, Adile…)